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Ivan Lammerant

Tous les organismes, toutes les plantes, ainsi que tous les animaux, réagissent à la lumière. Pour être capables de détecter la lumière, ils doivent être en mesure de l'absorber. Or l'absorption de la lumière implique la présence de pigments: les caroténoïdes. Ils contiennent de la vitamine A, associé à la rhodopsine, pigment universel présent dans les yeux de presque toutes les créatures dotées de la vue. Il est intéressant de noter que ces pigments, qui jouent un rôle déterminant dans le mécanisme de la vision, sont ceux aussi qui donnent aux carottes leur couleur orange, de là la croyance...
De nombreux animaux primitifs possèdent des organes de la vision simples, appelés ocelles. Présents chez certains vers, mollusques et insectes, ces ocelles ont des lentilles rudimentaires qui focalisent grossièrement la lumière sur une rétine très simple, suffisemment toutefois pour permettre la distinction entre le clair et le foncé et donnant à l'animal une indication de direction.
Les insectes aux yeux composés sont peu sensibles à la lumière rouge, mais très réceptifs à de courtes longueurs d'ondes spectrales comme notamment la lumière ultraviolette.
Certaines fourmis du désert possèdent une sensibilité spectrale allant de l'ultraviolet à l'extrémité rouge du spectre. Certains insectes nocturnes comme les papillons de nuit ont développé une sorte de mécanisme proche de l'appareil photo. Leurs yeux comportent une série de lentilles et possèdent aussi une rétine comme les yeux des vertébrés. Ce mécanisme de superposition leur permet de capter plus efficacement une faible lumière.
Ce sont les animaux vertébrés qui possèdent le système de vision le plus sophistiqué. Une seule lentille dirige la lumière vers un assemblement de cellules photosensibles, de la même manière que la lentille d'un appareil photo focalise la lumière vers une pellicule. C'est pour pouvoir se représenter des détails avec précision que l'oeil à besoins d'une seule lentille capable de focaliser la lumière sur un minuscule assemblement de cellules: la rétine. La rétine traduit les éléments de l'image en impulsions électriques, transmises au cerveau par les fibres optiques.
Pour que l'oeil puisse percevoir cet envoi de lumière, il existe deux types de cellules photosensibles, les cônes et les bâtonnets. Les bâtonnets contiennent tous le même pigment visuel, la rhodopsine et entrent en action en cas de faible lumière. Les cônes quant à eux contiennent des pigments sensibles à diverses longueurs d'ondes spectrales, mais ils ne réagissent qu'en pleine lumière.
Ainsi la rétine des animaux nocturnes contient presque exclusivement des bâtonnets, tandis que certains oiseaux de jour par exemple possèdent une majorité de cônes. Différents types de cônes existent qui renferment des pigments visuels différents, chacun absorbant la lumière de longueurs d'ondes différentes. Les animaux trichromatiques en possèdent trois sortes, sensibles respectivement à certaines zones du spectre, et ensemble à tout le spectre. D'autres en possèdent quatres.
Des expériences sur le comportement des animaux, destinées à tester la vision de la couleur des différentes espèces animales, ont montré que les tortues ont une bonne vision des couleurs, que les chats ne perçoivent les couleurs que si la surface colorée dépasse une certaine taille et que les chiens n'ont qu'une vision rudimentaires des couleurs. Évidemment on peut pousser la réflexion en se demandant si le bleu vu par les abeilles est le même que nous voyons? Ont-ils la même sensation de couleurs que nous?
Il est difficile de conclure sur ces questions alors que de tenter de communiquer nos propres sensations nous pose déja des problèmes philosophiques.
L'évolution des êtres nous informe sur l'mportance de la lumière solaire. Les créatures qui passent leurs vies au soleil, ont tendance à avoir une meilleur vision des couleurs que celles qui vivent dans l'ombre. Il existerait une certaine règle selon laquelle, plus les espèces sont richements colorées, plus elles sont susceptibles de voir les couleurs. Evidemment comme d'habitude...l'homme fait exeption!
En conclusion, les cônes assurent la vision du jour et les bâtonnets sont efficaces la nuit.
Parmis toutes les cellules photosensibles de l'oeil d'un coq, un tiers seulement sont des bâtonnets, les récepteurs assurant la vision nocturne. Le coq voit bien plus sombre que l'homme, dont la rétine est majoritairement composée de bâtonnets.

À titre de comparaison; cinq à dix photons (èquivalant à la lueur d'une bougie allumée à dix kilomètres de distance) suffisent à produire une sensation de lumière que l'homme peut percevoir. Il faut environ 250 photons pour activer un seul cône. la perception de la lumière chez le coq est ainsi beaucoup plus limitée étant donnée la faible quantité de bâtonnets. Ainsi lorsque le coq chante, c'est que la lumière et le matin sont bel et bien arrivés!
Chaque fois que le niveau de luminoité change, l'oeil doit s'adapter. Lorsqu'on entre dans une salle de cinéma obscure, il est presque impossible dans un premier temps d'y voir quoi que ce soit. Les bâtonnets qui permettent une sensibilité plus grande à la lumière sont alors inactifs et doivent progressivement s'activer. Les cônes étant alors pleinement actifs manquent d'nformation lumière pour pouvoir être efficace et s'inactivent progressivement.
Pendant le jour donc les cônes sont actifs et ils sont plus particulièrement sensibles au rouge et au vert, qui lorsqu'ils sont en proportions égales dans l'oeil forment le jaune. Par comparaison il y a peu de cônes sensibles au bleu. Les bâtonnets par contre sont plus réceptifs à la lumière bleu-vert. Ainsi au crépuscule lorsque l'oeil réagit à la baisse de luminosité en passnt progressivement de la vision des cônes à celles des bâtonnets, la sensibilité spectrale se modifie. Les fleurs oranges et rouges d'un jardin par exemple sont les premières à s'assombrir, alors que les fleurs bleues et blanches semblent garder des couleurs lumineuses.
Nous ne voyons la couleur que lorsque les signaux lumineux captés par l'oeil atteignent notre cerveau. Les cellules des cônes et des bâtonnets absorbent la lumière, puis la convertissent en une activité électrique qu'elles transmettent au cortex visuel situé à l'arrière du cerveau...
Toutes les bonnes volontés sont le bienvenu pour étoffer, corriger ces informations!
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Guide de la gestion des couleurs d'Arnaud frichCe guide de la gestion des couleurs est découpé en trois grandes parties : les notions générales et le vocabulaire, le calibrage des différents périphériques et enfin le paramétrage et l'utilisation de la gestion des couleurs avec Photoshop (6 et suivant).
Chapitre 3 : L'oeil
© Daniel Nicole, École romande des arts graphiques,
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Cours pour le Mastère Multimédia de l'ensb-a et de l'Enst
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La vision
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Dernière mise à jour : 3 Mai 2009
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