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Stucture du récit

Un récit en bandes dessinées se construit, comme au cinéma, en une suite de séquences liées entre elles dans un rythme et une structure déterminés. Chaque séquence est composée d'une ou de plusieurs scènes qui elles-mêmes sont constituées de plans. Le récit est aussi déterminé, comme au théâtre, par le temps, le lieu et l'action.

La séquence est donc une suite d'images, de plans ou de scènes formant un ensemble limité dans le temps et l'action.

La scène, elle, est une suite d'images, de plans limités dans le temps, l'action mais aussi le lieu (un même endroit).

Cette suite de séquences va former la structure, l'ossature du récit. C'est elle qui fera tenir l'histoire, c'est sur elle que viendront s'articuler chaque scène, chaque image, chaque plan. Ce "squelette" narratif est indispensable à tout récit d'importance. La structure d'un récit doit être toujours pensée, étudiée, déterminée, bien travaillée.

Les types de séquences peuvent être de toutes sortes: séquences d'action, de mouvement de dialogue ; séquences calmes, de transition, violentes, dramatiques, humoristiques, séquences fortes, séquences de présentation, etc.

Le rythme d'un récit naîtra de la bonne alternance des séquences (séquence calme-séquence d'action, séquence de dialogues-séquence forte, etc.) et de l'intentionnelle progression séquentielle (tout récit doit tendre, évoluer, progresser vers une séquence, la plus forte, qui sera le point culminant, le moment le plus intense, le plus dramatique ou le plus révélateur de l'histoire.

On peut scinder un récit en trois parties: le début, le corps du récit, la fin.

1. Le début

Partie importante du récit, c'est elle qui aura le plus souvent pour but "d'accrocher" le lecteur, l'inciter à poursuivre l'histoire. Elle va servir aussi a situer le récit dans le temps, le lieu et l'action, à présenter les personnages principaux, à donner le ton du récit. Le début peut être:

une vignette d'introduction (plan d'ensemble ou plan général qui vont situer le lieu de l'action). La vignette d'introduction est utilisée en début de chaque séquence.

Une scène d'introduction (une suite d'images traduisant l'utilisation d'un procédé spécial souvent visuel et accrocheur).

Une séquence d'introduction (souvent une séquence-image, une séquence-dialogue ou une séquence d'ambiance forte qui va suggérer ou donner le ton, le rythme du récit).

Un prologue (séquence où l'on expose des évènements antérieurs à l'action). Le prologue est souvent une séquence forte, dynamique, violente, mystérieuse, dramatique.

2. Le corps du récit

Partie évidement la plus importante du récit, constituée d'une suite déterminée de séquences rythmées et progressives. L'alternance des séquences sera déterminée par le genre narratif ou les intentions narratives, dans un soucis de rythme croissant vers la séquence la plus forte qui se situera dans la dernière ou l'avant-dernière séquence. Cette structure séquentielle doit toujours être travaillée en pensant au lecteur qui ne sait toujours rien de votre histoire ni de vos intentions.

Vous devez lui donner à chaque instant, à chaque scène, voir à chaque plan, un élément d'intérêt, d'accrochage ou de compréhension.

Vous devez l'entrainer là ou vous voulez qu'il aille, en lui donnant suffisamment de renseignements sans pour autant tout lui dévoiler. Jeu subtil dans lequel vous devez surprendre, impressionner, ménager, séduire, intriguer et enfin donner, expliquer.

3. La fin

Partie du récit qu'il ne faut pas négliger, car c'est elle qui laissera peut-être un bon ou mauvais souvenir de l'histoire ou qui donnera envie au lecteur de relire une partie, le tout, de revoir le début ou certaines séquences. Elle est la dernière clé, la dernière image laissée dans l'inconscient du lecteur. Elle sera souvent calme mais forte, claire ou équivoque, dramatique, heureuse ou humoristique, explicative ou mystérieuse. La fin peut être:

une vignette de conclusion (plan d'ensemble ou général, gros plan ou trés gros plan). Cette dernière page peut être la reprise de la première page d'introduction.

Une scène de conclusion (une suite d'image d'ambiance ou procédé spécial de décrochage).

Une séquence de conclusion (sequence-explicative, séquence calme ou séquence humoristique)

Un épilogue (séquence forte ou humoristique où l'on expose des évènements postérieurs à l'action et qui sert de conclusion au récit).


Toutes les bonnes volontés sont le bienvenu pour étoffer, corriger ces informations!