Texte, écriture et onomatopée
Le texte en bandes dessinées est soit "narratif", soit "texte parlé". Il est d'une grande importance narrative mais doit être aussi considéré comme un élément graphique à part entière, intégré au reste du dessin. Il doit être juste, bien écrit, clair et lisible.
1. Le narratif
Le narratif est le texte "raconté" soit par un personnage extérieur au récit (narration objective), soit par un des acteurs du récit (narration subjective). Il est placé le plus ouvent au dessus de l'image, soit hors vignette, soit dans la vignette, intégré dans l'image ou isolé dans un espace rectangulaire. Il peut être continu ou découpé, scindé et placé à d'autres endroits, lié plus étroitement au dessin, à la composition ou à la narration. Chaque fois qu'il est interrompu il se termine par trois petits points et reprend dans l'image suivante par trois petits points.
2. Le texte parlé
Le texte parlé est celui dit ou pensé par les acteurs en dialogues ou en monologues. Il est placé dans l'image, soit intégré dans le dessin, soit intégré à une forme appelée "phylactère" ou "bulle". Cette forme peut être rectangulaire, ovale ou s'adapter à la forme du bloc texte.
3. L'écriture
L'écriture classique en bandes dessinées est réalisées en lettres d'imprimerie, majuscules, avec accent sur les voyelles. Elle est travaillée sur des portées de 3mm. et des espaces de 2mm. (pour une planche travaillée en A3).
Elle est compacte, les lettres sont collées les unes aux autres tout en restant lisibles. Les espaces entre les mots sont ceux d'une lettre. L'ensemble doit former ce qu' on appelle "le bloc texte". Un espace sépare ce bloc texte de la ligne de la vignette ou du phylactère afin de bien séparer le texte du dessin.
L'écriture peut aussi être réalisée dans un autre graphisme que la lettre d'imprimerie. Elle peut être manuscrite, minuscules, informatisée ou à "transfert". Le choix sera lié à la narration ,au personnage ou à la situation. L'écriture est un élément graphique dynamique et vivant qui doit s'adapter au récit et aux circonstances. Elle doit être vivante, modulable. Elle sera plus petite pour un texte chuchoté, plus grande pour un texte crié ou un nom propre. Elle est penchée pour le narratif et droite pour le texte parlé (ou l'inverse). Elle bouge, s'écrase ou se dilate; elle suit un mouvement, s'éclate ou disparait en fonction du récit. Elle est réalisée à la plume, au pinceau ou "rotring" avant la mise à l'encre du dessin dans une épaisseur moyenne qui supportera la réduction et n'alourdira pas le dessin, en trait uniforme ou plein et délié.
4. L'onomatopée
L'onomatopée est un mot représentant un son ou l'extériorisation d'un état d'âme. C'est un mot créé de voyelles et de consonnes lié au bruit ou au son qu'il représente. Il est étroitement lié aux personnages ou à l'action. Le choix des lettres et leur forme correspondra à la particularité du son ou du sentiment: lettres rondes pour un bruit sourd, en dents de scie et pointues pour un bruit aigu, etc... La grandeur de la lettre sera travaillée en fonction de l'intensité du bruit. La lettre pourra être pleine, vide, en couleur, cernée d'un trait de contour, en volume. Elle suivra le mouvement ou les variations d'intensité (penchée intégrée aux lignes de mouvement pour la vitesse, courbe pour un mouvement tournant, variante suivant les intensités du son,etc...). Il existe un code international de l'onomatopée mais l'auteur peut créer des mots nouveaux, plus expressifs, originaux ou servant mieux le dessin ou la narration. Le travail de l'onomatopée est lié au dessin et doit être considéré comme un élément graphique à part entière.
Toutes les bonnes volontés sont le bienvenu pour étoffer, corriger ces informations!
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